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A sa sortie du gisement, le gaz naturel est inutilisable en l'état. Le gaz brut extrait est composé essentiellement de méthane, mais contient une quantité variable d'autres composants, selon sa provenance. Le gaz naturel est donc épuré par une série de traitements.
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Le traitement du gaz naturel est l'ensemble des opérations que l'on fait subir au gaz brut extrait du gisement afin de le rendre utilisable en éliminant les éléments nocifs qui le composent et en conservant ceux qui peuvent être commercialisés.
Les différents traitements sont effectués sur place, dès la sortie du gaz brut, dans une usine de traitement, dans les terminaux méthaniers ou à la sortie des stockages souterrains.
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Le gaz naturel que nous utilisons n'est pas du tout le même que celui qui a été extrait du gisement.
Pour prétendre au titre de "combustible", le gaz naturel doit : - être "sec", c'est-à-dire ne contenir ni eau, ni hydrocarbures à l'état liquide ; - être débarrassé de ses composants acides ou de ses corps toxiques ; - avoir un pouvoir calorifique et une densité ne variant pas. Si, et seulement si, ces trois conditions sont réunies, le gaz naturel pourra être utilisé. |
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Il existe différents traitements : |
- La détente
Pour pouvoir être transporté dans de bonnes conditions, il faut réduire la pression et la température du gaz naturel. Il sort du puits à une pression de plusieurs centaines de bars et à plus de 100 °C. On lui fait donc subir une détente qui ramène sa pression autour de 80 bars et sa température à près de 50 °C. |
- La déshydratation
On sèche le gaz naturel en éliminant l'eau qu'il contient naturellement. - Les traitements spécifiques selon la composition des gazOn pratique la désulfuration, particulièrement pour le gaz de Lacq, et le dégazolinage, pour le gaz de Hassi R'Mel par exemple, afin d'en retrancher les hydrocarbures liquides. - L'odorisationPour la sécurité de chacun, le gaz est odorisé afin d'être aisément décelé. |
Le séchage
Bien sûr, il y a de l'eau dans le gaz ! Lors de la combustion du gaz naturel, de la vapeur d'eau se dégage : sous cette forme, elle n'est pas gênante. En revanche, à l'état liquide, elle provoque la corrosion des canalisations, le blocage des détendeurs par la formation de givre ou d'hydrates de gaz qui risquent de colmater les conduites. Présente dans le gisement, l'eau doit donc être éliminée. Pour ce faire, on déshydrate le gaz grâce à deux procédés : - la détente du gaz abaisse sa température : l'eau se condense ; - on réalise un lavage sélectif du gaz par un liquide hygroscopique : le tri éthylène glycol (TEG). |
La désulfuration
Le sulfure d'hydrogène (H2S) est un composé toxique, corrosif et fragilisant pour les canalisations. Pour éliminer cette substance, le gaz est mis en contact avec un réactif organique qui l'absorbe. Le gaz et le réactif sont séparés, puis le réactif est traité à la vapeur d'eau. Le réactif est régénéré, et le sulfure d'hydrogène transformé en soufre pour être commercialisé.
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Le gaz de Lacq, très riche en hydrogène sulfuré, subit ce traitement : le soufre est extrait en grande quantité. |
Le dégazolinage
Cette opération consiste à éliminer les gouttelettes d'hydrocarbure liquide en suspension dans l'eau. Il permet de récupérer les hydrocarbures lourds présents dans le gaz naturel : éthane, butane et propane. |
L'odorisation
Le gaz naturel est inodore. L'odorisation est une mesure de sécurité : il faut communiquer au gaz naturel un parfum caractéristique qui ne puisse être confondue avec aucun autre et qui soit décelable par tous. Cette odeur varie selon les pays. En France, elle provient de l'addition du T.H.T. (TétraHydroTyophène) : C4H8S. |
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DÉGAZOLINAGE peut s'écrire aussi DÉGASOLINAGE. Enfin, c'est le dictionnaire qui le dit ! En revanche, ne t'avise pas de remplacer le Z de DÉGAZAGE par un S, ce n'est pas admis. Ah, ce n'est pas simple, la langue française ! |
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