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La consommation de gaz naturel est en constante évolution depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. La découverte et l'exploitation de nouvelles réserves, ainsi que les progrès réalisés dans le transport par méthaniers, ont donné au gaz naturel une envergure mondiale.
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L'estimation des réserves de gaz naturel est revue régulièrement à la hausse en raison des découvertes de nouveaux gisements.
On distingue deux types de réserves :
- les réserves prouvées, techniquement et économiquement exploitables à une date donnée ; - les réserves potentielles appelées "ressources", plus considérables mais inexploitées à ce jour.
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Principalement situées dans quelques régions, les réserves mondiales de gaz naturel ne sont pas aussi concentrées géographiquement que celles du pétrole, dont 65 % des ressources se trouvent au Moyen-Orient.
En 2004, les réserves prouvées de gaz naturel dans le monde étaient estimées à 179 873 milliards de m³, soit 143 milliards de tep, contre 140 milliards de tep pour le pétrole.
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Les réserves actuelles de gaz naturel représentent plus de 70 ans de consommation et l'on trouve chaque année plus de gaz que l'on en consomme.
Cependant, un pays qui a d'importantes réserves n'est pas obligatoirement un grand producteur : il existe un déséquilibre entre réserves et production commercialisée. Ainsi, le Moyen-Orient dispose de ressources majeures mais produit peu. En revanche, 10 % de la production commercialisée dans le monde est d'origine ouest-européenne alors que les ressources y sont minimes.
Ce phénomène a une double explication. Si certains pays exploitent leurs gisements de façon intensive comme les États-Unis et, dans une moindre mesure l'Europe occidentale, d'autres ne peuvent pas encore exploiter commercialement leurs réserves à un niveau suffisant (certains États d'Afrique et du Moyen-Orient) ou ne sont qu'en cours de mise en exploitation.
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1. Les échanges internationaux de gaz naturel |
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Depuis 30 ans, on assiste à une forte croissance de la consommation de gaz naturel.
En 2004, le gaz naturel représente 25 % de la demande mondiale d'énergie primaire, contre 10 % en 1950. Les chocs pétroliers de 1973 et 1979 confortent sa position dans le bilan énergétique des États dont il assure la diversification, et par conséquent, la sécurité.
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En France, le gaz naturel représente 15 % de la consommation énergétique.
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A l'échelle internationale, on assiste à un flux d'échanges de plus en plus important entre les pays producteurs et les pays consommateurs.
Les trois grands pôles d'importation et de consommation constituent chacun une aire de production et d'approvisionnement privilégiée :
- Les Etats-Unis se tournent vers le Mexique et le Canada
- Le Japon vers l'Indonésie et les Etats du golfe persique
- L'Europe occidentale vers les ressources de la Mer du Nord, du Maghreb et de la Russie
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2. Impact des flux sur les réseaux de transport : gazoducs et méthaniers |
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Hormis la Russie, l'Iran et la Norvège, l'éloignement entre sources de production et zones de consommation nécessite de plus en plus d'avoir recours au transport de GNL, par méthanier, ce qui explique un taux de croissance supérieur à celui observé pour les échanges par gazoduc.
En 2005, les transactions mondiales de GNL ont porté sur près de 177 milliards de m³ de gaz naturel, soit environ 22% du commerce mondial de gaz naturel.
Le 1er important exportateur mondial de GNL est l'Indonésie, avec pour principal client le Japon qui est le premier importateur mondial.
Côté importateur, la France occupe la 4ème place mondiale avec, pour fournisseurs, l'Algérie, l'Egypte, le Nigéria, la Libye et Oman. Gaz de France en recevra de Norvège à partir de 2008.
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La France est au cœur de l'Europe du gaz naturel. Gaz de France, grâce à son vaste réseau de transport, bénéficie d'une position stratégique de plaque tournante pour le transit européen du gaz naturel. |
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